Les deux scènes

Les deux scènes
Cinéma / La ville au cinéma / À BOUT DE SOUFFLE
  • Lundi 3 Février à 16h00
  • Mercredi 5 Février à 20h30
  • Mardi 11 Février à 18h30
  • Mercredi 12 Février à 14h30
  • Au Kursaal
  • Tarif de 2,50 à 5€

À BOUT DE SOUFFLE

JEAN-LUC GODARD – 1H30, FRANCE, 1960

AVEC JEAN SEBERG, JEAN-PAUL BELMONDO, DANIEL BOULANGER

Michel Poiccard quitte la canebière de Marseille et file à toute allure vers la capitale. Pris en chasse par des policiers à moto, le truand se débarrasse de l’un de ses assaillants à coup de revolver. Arrivé à Paris, il retrouve Patricia Franchini, une jeune américaine qui vend le New York Herald Tribune sur les Champs Elysées...

Le premier Godard est d’abord un hommage aux petits polars secs importés de Hollywood. Mais l’essentiel est ailleurs : dans le renouvellement du style cinématographique. « JLG », et lui seul, marque à ce point son territoire : montage, bande-son. Ce grand coup de neuf demeure un moment de rupture. On ne cessera, ensuite, de reprocher à Godard son excès d’intelligence, alors qu’il avait su bricoler ce drôle de film, beau et (un peu) con à la fois.
À bout de souffle devient aussi, de scènes de rue en scènes de chambre, un documentaire sur son duo de jeunes acteurs. Belmondo et Seberg démodent instantanément tout ce qu’on voit autour d’eux. Avec le recul du temps, on les croirait découpés dans un magazine et collés sur une époque indifférente à ces gamins idéaux. La vie est pourtant de leur côté. Ce souffle passe encore aujourd’hui.
François Gorin, Télérama